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    CADAVRE EXQUIS

    Le Nouveau Relax vous propose de participer à l’écriture d’un texte collectif, sous la méthode d’un cadavre exquis.

    Laurent Vacher, metteur en scène de la Compagnie Le Bredin et artiste associé au Nouveau Relax, est actuellement en résidence au théâtre, pour la création du spectacle Soudain Chutes et Envols. Le texte est une réécriture par l’autrice Marie Dilasser des Fragments d’un discours amoureux de Roland Barthes, à partir d’entretiens questionnant les sentiments amoureux de collégiens et de personnes âgées de notre territoire.

    Il nous propose de démarrer le cadavre exquis par quelques lignes, qui relatent une rencontre : une rencontre amoureuse ???… À vous d’en décider !

    Pour prendre part au partage :
    – Rendez-vous chaque mercredi pour découvrir l’avancée du cadavre exquis.
    – Écrivez entre cinq à dix lignes à partir de la dernière phrases que nous partagerons.
    – Envoyez votre participation avant le lundi suivant à 17 heures à l’adresse :
    accueil@lenouveaurelax.fr

    Chaque semaine, l’équipe du Nouveau Relax sélectionnera un texte parmi les propositions reçues, dont seule la dernière phrase sera publiée pour vous inviter à proposer une suite. La liste de tous les participants sera publiée à l’issue de cette aventure d’écriture collective.

    Rendez-vous tous les mercredis, pour découvrir la suite de l’histoire !


    Dans le bus puis dans le train… Soit, 7h33 et 8h15. Le soir à 17h02, train. À 17h 44, bus. Toujours exact, toujours là. Du lundi au vendredi. Le samedi, le dimanche : rien. Chaque jour de la semaine, tu viens t’asseoir à côté de moi, ou face à moi.
    Chaque jour, même heure, matin et soir, j’aperçois tes cheveux décolorés cachés sous ton bonnet de laine. Jaune. Toujours le même. Il faut dire qu’il fait particulièrement froid pour un mois de novembre. Il fait sombre aussi. Mais ce jaune-là est réconfortant dans l’hiver qui s’installe : ça fait paraître le temps moins long.
    Car chaque jour, de façon lente et mécanique, tu extrais d’une vieille sacoche en cuir un roman. Chaque jour, un roman différent de la veille. Alors d’une voix précise, audible et chaude, tu débutes une lecture à voix haute sans lever la tête, sans même regarder autour de toi.
    Il semble que peu importe le regard des autres. Sous ton bonnet jaune, parce que moi, je suis près de toi, je vois tes yeux clairs qui suivent les lignes de ton cahier fatigué ouvert entre tes mains délicates. Le compartiment baigne dans le silence et cette surprenante attitude parait normale. Les passagers sont soit étonnés, soit indifférents, ils écoutent ou peut-être pas. Mais moi, je ne quitte pas tes lèvres naturellement roses, avide des mots que tu vas prononcer. Je ne manque pas un souffle, pas une pause, pas un son qui serait différent.
    Puis, le ton annonce la dernière phrase, tu refermes posément ton cahier et tournes doucement la tête vers la fenêtre du train. Tu regardes le paysage défiler, l’air pensive, encore plongée dans ton histoire. Un sourire naïf se dégage de tes lèvres. Le contraste des couleurs de l’automne à l’horizon illumine ton visage et fige cet instant comme dans un rêve. Un rêve dont j’aimerais être le personnage principal. Et là, tu interromps tes pensées et tes yeux se posent enfin sur moi.
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    ………… Texte n°6 caché ….…
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    une pensée me traverse l’esprit et je réussis à articuler…


    À vous maintenant d’imaginer la suite, en respectant la règle du cadavre exquis (votre proposition doit maintenant commencer par : une pensée me traverse l’esprit et je réussis à articuler…).